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Notre réponse à Valeurs Actuelles : Pourquoi avoir soutenu Dry January ?

Notre réponse à Valeurs Actuelles : Pourquoi avoir soutenu Dry January ?

par | Fév 13, 2020 | L630

Comment peut-on être crédible en prônant une régulation du cannabis exempte de lobbys demain alors même que nous sommes incapables de faire taire le lobby de l’alcool s’agissant de campagnes de prévention aujourd’hui ?

L630 est une organisation fondée sur la contribution d’expert.e.s en politiques publiques des drogues en général, elle a vocation à s’engager dans l’ensemble des domaines pour promouvoir les droits des consommateurs.

C’est pourquoi, depuis sa création, l’organisation s’est engagée très activement pour la mise en place du Plan Crack à Paris afin que les usagers puissent être pris en charge correctement. C’est pour cette même raison que nous avons, dès les premières heures de notre création, monter un projet d’étude et d’évaluation s’agissant de la naloxone et que nous agissons encore aujourd’hui très fortement pour l’accès à l’ensemble de ses voies d’administration. De même, cette mobilisation pour la naloxone est essentielle tant le nombre de morts – 400 par an – et l’augmentation structurelle laisse planer le spectre d’une crise des opioïdes européenne. Là aussi, et malgré l’engagement de certains laboratoires proposant ces opioïdes antalgiques forts, nous mettons en oeuvre une véritable campagne avec de nombreuses associations par ailleurs engagées en la matière.

Nous regrettons donc les attaques malvenues de la presse d’extrême-droite, qui après avoir publié un article insultant à l’égard des organisateurs de la campagne se décide aujourd’hui à nous mentionner dans ses colonnes, critiquant la présence d’un « lobby mystérieux » qui aurait vocation à réduire les consommations d’alcool au profit de produits aujourd’hui illicites.

Extrait du journal Valeurs Actuelles, ce jeudi 13 février :

Venu de Grande-Bretagne, le dry January a été suivi par de nombreux Français cette année. Cette période d’abstinence, préconisée par les professionnels de santé dans la lutte contre le cancer et la prévention de l’alcoolisme, est présentée comme un défi à relever après les excès des fêtes de fin d’année. Parmi les organismes soutenant cette campagne de santé publique, tels que la Société française d’hépatologie, le Collectif des proches de malades alcooliques ou la Fédération française d’addictologie, s’est glissée une mystérieuse association: L63O.

La présence de ce lobby dans cette liste a fait grincer des dents certains partenaires de la campagne. Et pour cause : le combat exclusif de L63O réside dans la dépénalisation en France de certaines drogues dites douces telles que le cannabis. Derrière des slogans comme “Accompagner les usages”, “Ériger la liberté en droit” ou encore “Protéger la jeunesse, première victime des usages dérégulés”, ce lobby mène un combat idéologique qui pourrait ouvrir un marché très juteux se chiffrant à plusieurs milliards d’euros, en cas de dépénalisation de ces drogues. De là à s’interroger sur l’intérêt que pourrait avoir L63O à la baisse de la consommation d’alcool au profit de ces stupéfiants, il n’y a qu’un pas.

Rejoignez-nous !

Parce que nous devons tous et toutes nos mobiliser pour changer les politiques des drogues en France, nous comptons sur l’engagement et la détermination de toutes les bonnes volontés. 

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