L630 appelle au déclassement de l’ayahuasca

par | Avr 21, 2021 | Communiqué

Paris, le 21 avril 2021. Dans un courrier adressé ce jour au ministre de la Santé, L630 appelle au déclassement de l’ayahuasca.

Depuis l’arrêté du 20 avril 2005, les plantes Banisteriopsis Caapi, Peganum harmala, Psychotria viridis, Diplopterys cabrerana, Mimosa hostilis, Banisteriopsis rusbyana ainsi que les substances harmine, harmaline, tétrahydroharmine (THH), harmol, harmalol ont été inscrites sur la liste des substances interdites en France. Celles-ci, à différents niveaux, entrent dans la composition de ce qu’on appelle traditionnellement l’ayahuasca.

L’ayahuasca est une décoction traditionnelle qui provoque des hallucinations chez qui la consomme. Elle exerce aujourd’hui une fascination mondiale du fait de ses vertus facilitant la connaissance de soi. Depuis le « tourisme chamanique » en Amazonie jusqu’aux cérémonies aux Etats-Unis ou en Europe, cette infusion épaisse et brune au goût très amer se répand de plus en plus, au point que la science s’y intéresse et que se multiplient depuis quelques années les essais cliniques et les revues de la littérature.

Si la consommation « récréative » ou « thérapeutique » de cette plante peut appeler à débat, nous adressons surtout la demande aux fins de proposer un déclassement de la plante. En effet, l’ayahuasca n’est pas prohibée par la Convention internationale de 1971 sur les substances psychotropes ratifiée par la France. L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) a rappelé que l’ayahuasca n’est pas une substance contrôlée. La France est le seul pays au monde à avoir classé toutes les plantes et substances de la boisson ayahuasca sur la liste numéro 1 des stupéfiants interdits sans jamais nommer l’ayahuasca elle-même.

Si le classement de l’ayahuasca pouvait apparaître comme légitime aux yeux des autorités en 2005, il semble aujourd’hui constituer une entrave au développement de la recherche scientifique autour de la plante autant qu’un obstacle à l’exercice de cultes minoritaires mais bien présents en France. Ainsi, la pénalisation de l’usage de l’ayahuasca dans un cadre spirituel constitue selon nous une atteinte disproportionnée aux droits des personnes. À ce titre, l’organisation apporte son soutien à Claude Bauchet, aujourd’hui poursuivi pour son usage spirituel de l’ayahuasca.

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