Hommage à Eric Chapel, pionnier du chanvre global

par | Juin 11, 2022 | Communiqué

L’organisation L630 a appris le décès d’Eric Chapel, défenseur du chanvre global et pionnier de la légalisation du cannabis en France.

Déclaration de Béchir Saket, porte-parole de L630

J’ai appris le décès de notre ami Eric Chapel et je tenais à témoigner ici de ma profonde tristesse.

De fait, Eric était un homme passionnant. Je l’ai rencontré à l’époque où Michel Sitbon et lui avaient décidé d’ouvrir à nouveau « Chanvre & Co » à Paris – nous étions en 2018. À l’époque, je voulais en savoir plus sur les premiers temps du militantisme cannabique. Nous avons passé des heures, au 40 rue Sedaine, dans le 11ème à échanger, avec d’autres d’ailleurs, Ayoub, Safia et Michka. Il avait toujours sa 1664, la boutique était pleine, c’était la révolution quelques semaines avant l’émergence des boutiques de CBD.

L’histoire faisant, la boutique a du fermer. Depuis, nous n’avions pas perdu le contact. Des échanges constants, pas fréquents mais toujours utiles, pertinents. Eric était au courant de tout, suivait l’actualité de près, politique comme non politique. Et il avait, d’une certaine manière, assumer le rôle de « sage », de conseil.

Très informé – toujours, il n’a pas manqué une occasion, sachant par ailleurs que je travaillais sur les questions de santé, de m’interpeller comme d’orienter ma réflexion ces derniers temps autour du respect de nos libertés fondamentales par temps de confinement et de la rigueur nécessaire pour assurer la gestion de la crise sanitaire.

Eric était un pourvoyeur formidable de bonnes idées, comme l’une des plus récentes et qui n’a que quelques mois où avec quelques autres, ils avaient écrit un courrier et un projet visant à réclamer à la mairie d’Amsterdam de clarifier la situation pour que nous autres, touristes cannabinophiles ne perdions pas le droit de fumer dans sa ville et de profiter des coffeshops.

Il s’en va. C’était l’un des premiers visages que j’ai rencontré lorsque j’ai commencé à militer pour réclamer un changement de nos politiques des drogues. Il nous laisse, d’une certaine manière, orphelins. Il aura transmis beaucoup, enseigné sur l’impertinence d’un militantisme que nous ne saurons peut-être pas réinventer.

À 51 ans, il est parti trop jeune, trop tôt.

RIP camarade.

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